La belgique en enfer...
Poujadiste qu'ils disent.
Le terme « poujadisme » est utilisé en 2007 de manière indistincte pour qualifier négativement certains types de populisme, de corporatisme et de démagogie qui n'ont pas forcément de rapport avec le mouvement initié par Pierre Poujade lui-même.
On emploie ce terme pour qualifier une attitude démagogique en faveur des petits commerçants vis-à-vis des gros (d'abord nationaux puis multinationaux) ou encore pour parler d'anti-parlementarisme, de corporatisme, voire de façon plus franche d'extrême droite. Il incarne la défiance d'une partie de l'électorat français, fatiguée de l'instabilité et de l'impuissance de la quatrième république. Le mouvement affirme dépasser le clivage droite-gauche, thématique que le Parti populaire français de Jacques Doriot, seul mouvement d'importance ouvertement pronazi en France et inventeur du slogan "ni droite, ni gauche", revendiquait quelques années plus tôt. Il reprend ainsi à son compte une partie du fond commun de la « vraie » droite française. En ce sens, le poujadisme désigne un populisme réactif et réactionnaire.
Bande de cons !
Pas vous, cher public !
Les autres, les formateurs, informateurs, explorateurs, chef de groupe, président de partis flamands, présidents de partis francophones, second couteau, troisième couteau, de gauche, de droite, les cathos, les écolos, les franc-maçons, les libéraux...
Bande de cons de Flandre
Bande de cons de Bruxelles
Bande de cons de Wallonie.
D'abord à tous ceux qui croient avoir gagné les élections d'il y a 5 mois.
A tous ceux qui avaient un grand sourire
A tous ceux qui avaient les bras en l'air.
Le temps est venu de vous avouer quelque chose :
Les gens n'ont pas voté pour vous parce qu'ils vous aimaient.
Les gens ont voté pour vous parce qu'ils étaient obligés.
A la veille du onze juin : dans les rues, les maisons, les bureaux, les gens hochaient la tête et se demandaient vraiment qui ils allaient pouvoir choisir parmi ce catalogue de nuls, de klets, de nouilles, d'opportunistes agressifs, de carriéristes sans charisme, de mal fringués,
de gros type à l'élocution problématique,
de petit nerveux en pleine tendinite de l'égo,
de semi-hystériques,
de semi-mafieux,
de cyniques,
de je-m'en-foutistes,
de ratés de tout le reste,
de fils à papa,
d'experts comptables en décrochage professionel
d'entrepreneurs en faillite frauduleuse,
de sinistres,
de pas lavés,
de faux gentil
de vrais méchants...
Les Leterme, De Krem, Reynders, Milquet, Michel, De Weaver, Maingain, Watelet, Bacquelaine.
Cette morbide collection de névrosés qui nous gouvernent avec leur troubles anxieux, leur troubles dissociatifs, leurs troubles psychosexuels, leur troubles obsessionels compulsifs.
Et en plus, ils sont tous... Si moches...
Cette élection, à tout le monde, ça a un peu fait l'impression d'un de ces mariages forcés que l'on organise dans des pays très loin d'ici.
C'est comme si on avait été une jeune fille devant choisir entre le vieux marchand qui pète au lit où l'arrière cousin qui ne se brosse pas les dents.
Bande de cons
Vous n'avez rien gagné du tout.
Si c'était possible, on reprendrait nos voix et on ne les donnerait qu'après les négociations, à ceux qui auraient su être un peu intelligent
un peu sobre
un peu humain
Mais non, donner c'est donner, reprendre c'est voler.
Vous aviez un chouette petit pays, pas très grand mais bien équipé, de voisins plutôt sympas, bien situé avec la mer, avec la forêt, avec pas trop de charges.
Vous aviez une chouette petite population, pas parfaite parfaite.
Mais en gros, ce n'était pas des talibans non plus,
C'était pas des Contras
C'était pas des Tigres Tamouls
Une petite population de fabricant de pralines
des marchands de kayak,
des chanteurs à texte
des comiques parfois drôles
des stylistes un peu punk
des postiers plutôt polis
des sportifs en minijupe
de flics à moustaches
des tas de gens prêt à travailler plus à gagner toujours moins et à ne pas dire grand chose.
Une petite population qui mélange le goût des mandarines à celui des spéculoos.
Une petite population qui n'a rien contre l'Eurovision ni les horodateurs.
Une petite population qui rend visite à ses grands parents le dimanche pour boire un café après le chicon gratin
Une petite population de buveur de bière et de joueur de kiker.
Une petite population qui emmène ses enfants à Plakendael au printemps et à Paradisio en hiver....
Comme ça, sans ennuyer le monde, en VW touran.
Une petite population prévoyante qui a quelques euros sur un compte épargne et un concession au cimetière.
Une petite population qui est plutôt toujours d'accord et en gros une petite population qui ne veut pas d'histoire.
Et vous, bande de cons, tout ce que vous trouvez à faire, ce sont ces petites réunions où l'on tourne encore plus en rond que sur un circuit Marklin
ce sont ces petits comités aussi stérile qu'un champs de patates à Tchernobyl
ce sont ces petites réactions à chaud qui me rappellent les crises de mon chat quand il n'aime pas la marque de ses croquettes
ce sont ces airs de petits tribuns en solde
ce sont ces grands chevaux sur lesquels vous montez et qui seront toujours comme ces petit poneys tristes de la foire du midi.
Tout ce que vous trouvez à faire, c'est de vous tirer dans les pattes pour gagner une floche qui vous donnera droit à un tour gratuit sur ce manège sinistre que vous appelez "politique"
Bande de nuls !
Alors moi,
J'ai eu une idée, une grève, une vraie grève, une bonne grève une grève de tout le monde tant que la politique belge ressemblera à une conserve de rollemmops :
Les enfants n'iront plus à l'école
Les femmes enceintes n'accoucheront pas
les déménageurs ne déménageront pas
Navetteurs ne navettez plus
Alcooliques n'alcoolisez plus
Chauffeurs ne chauffez plus
Pilote, mécanicien, traiteur, boucher, pêcheur, éboueur, esthéticienne, taxidermiste, stripteaseuse, scaphandrier, géomètre expert, fleuriste, traiteur, opticien, huissier, substitut, gourou, préfet, trésorier, banquier, infographiste, ajusteur, analyste programmeur, technicien hotline, proxénète, dealer, animateur, orthodontiste, urologue, animateur socioculturel, fossoyeur...
Et tous les autres....
Total Stand By
On arrête tous...
Et vous verrez que dans trois jours,
ils feront moins les malins.
Et n’oubliez pas de transmettre…
Thomas Gunzig.
Né en 1970 à Bruxelles, Thomas Gunzig est licencié en Sciences Politiques et exerce le métier de libraire chez Tropismes, à Bruxelles. Dès la parution de son premier recueil de nouvelles, il se fait remarquer par l'humour cruel avec lequel il entraîne ses lecteurs dans un univers de cauchemar inspiré des pires excès du monde actuel.
Le 8 novembre dernier, Thomas Gunzig se fendait d'un texte à la Semaine Infernale où il écornait joyeusement nos politiques, surtout ceux qui tentent de particper à l'Orange bleue. Le texte a provoqué le débat sur Internet. Il a présenté la suite ce samedi matin à la Semaine Infernale.
Je vous laisser lire son texte, trouvé sur son blog, créé il y a peu. Pour ceux qui auront remarqué les fôtes d'ortograf, Thomas Gunzig précise sur, toujours sur son blog : "L'auteur assume pleinement sa dysorthographie. Sachant qu'il n'y peut rien, il a même fini par en tirer une certaine fierté".
Bon,
ça va être un petit moment désagréable, mais il faut en passer par là,
je vais profiter de ces quelques instants où j'ai la parole pour présenter toute mes excuse.
Je le reconnais,
J'ai dérapé.
J'ai dérapé le samedi huit novembre, avec cette chronique un peu violente qui s'en prenait à nos élus.
Je suis désolé.
Je n'étais pas moi même. Je devais avoir mangé un truc pas bon. J'avais passé une mauvaise nuit.
Et puis vous savez, j'ai des difficultés personnel...
Mon chat me fait la gueule
Ma voiture ressemble à la poubelle de quelqu'un qui ne fait pas son tri sélectif
Ma voisine prétend que chaque semaine je lui vole son Vlan.
Il y a eu une accumulation de chose
C'est pour ça.
Mes paroles ont dépassé ma pensée, ça arrive.
Le problème, c'est que ce texte, je ne sais pas comment, il s'est mit à circuler et à circuler, à se propager comme une épidémie de poux dans une école maternelle
et j'ai commencé à recevoir des mails et des commentaires,
Parfois des trucs étrange avec des types qui me parlait de Dieu ou qui m'envoyait des projets de constitution en cinq point dont les plus important c'était la pendaison pour les homosexuelles et les travaux forcés pour les chômeurs de longues durées.
J'avoue que ça m'a fait un peu peur.
J'ai reçu des mails gentils et puis des moins gentils
"Le con, c'est toi, si je te croise je vais rectifier ta sale gueule"
"Texte pathétique à l'image de son auteur qui ferait mieux de garder ses éructations pour lui"
"Un peu facile Môôôsieur gunzig, ce poujadisme de bas étage"
Poujadiste....
Le mot était lancé
Comme le Pen
Comme les fachos
J'ai peur
J'ai dérapé.
Dorénavant c'est promis, je ne parlerai plus que de mon amour pour les cétacés. Ces géants des mer qui braves les tempêtes australe....
Ah non, on va croire que je milite pour écolos en douce.
Dorénavant je ne parlerai plus que de musique Baroque de Jean Seabstien Bach : "l'art de la fugue", "le clavier bien tempéré".
Ahhh Bach... Bach...
Ah non, on va croire que je manipule l'opinion pour un rattachement de la Belgique à l'Allemagne
Je suis foutu.
Piégé.
Je me suis coincé moi même
Bon alors, c'est décidé, je retire tout ce que j'ai dit...
C'est minable, je sais...
Mais je retire tout...
D'abord, ce ne sont pas des cons...
Le con, c'est moi...
Qu'est ce que j'y comprend à un budget de gouvernement,
je ne sais même pas remplir ma déclaration d'impôts tout seul.
J'ai jamais gagné une seule partie de Monopoly
Après trois tour, je dois une fortune à la Banque.
Qu'est ce que je suis con
Qu'est ce que je suis con :
A me casser la santé à faire des billets qui ne me rapporte même pas de quoi faire un plein d'essence...
Si j'avais un centimètre de bon sens, je deviendrais conseiller communale là au moins, mes frais d'essence....
Non non, oubliez ce que je viens de dire...
Ca allait commencer à sentir le poujadisme...
Ca allait commencer à sentir le fascisme
Ca allait sentir la croix gammée, les trains, la déportation
Je suis trop con, je ne fait pas gaffe, je suis complètement irresponsable.
Il faut qu'on me protège de moi même
Il faut qu'on m'enferme.
Et puis dans ce billet, je disais qu'ils étaient moche.
Et ça, non seulement c'était con, mais en plus, c'était méchant.
On attaque pas les gens sur leur physique. Ma mère me l'a toujours répété.
Et d'ailleurs, ils ne sont pas moche.
Au contraire...
Ils sont beau.
Si on ne le voit pas, c'est à cause de tout ce travail qu'ils ont, ils sont un peu fatigué, c'est tout...
Prenez Scarlette Johanson et Georges Clooney, empêchez les de dormir pendant 150 jours, nourrissez les de mauvais sandwich au crabe et au pâté, faire leur boire du café froid dans des salle de réunions éclairé aux néons, parlez leur de BHV, faite les répondre sous la pluie d'octobre aux questions insupportables des journalistes...
Et vous verrez quel tête ils auront.
D'ailleurs, c'est moi qui suis moche...
Je ressemble à un lama
J'ai les cheveux frisé et des grandes oreilles....
J'ai les fesses plates et les mollets poilus
et je ne me coupe pas assez souvent les ongles des orteils.
Tout nu, on dirait un Gremlins.
Et puis, si je suis si malin, j'en proposerais, moi, une solution pour sortir de la crise.
Mais je suis trop con... La seule solution que j'ai ce serait l'organisation d'une partouze à BHV avec obligations pour tous le monde de prendre du LSD juste avant.
Totalement irréalisable.
Je suis comme un gosse de trois ans, je n'ai aucun sens des réalité, je n'ai aucun sens politique et de toute façon, je n'arrive pas à me concentrer sur des choses sérieuses.
Je veux me documenter sur l'histoire du fédéralisme belge, je vais sur internet et je ne sais pas comment, je me retrouve à surfer sur des site où de jeunes amatrices font l'amour dans des jaccuszis.
Et me permet de juger ceux qui font un vrais travail
Je suis un vrais con.
un petit con arrogant.
En plus, tout s'arrange non,
j'ai entendu une interview dans laquelle on disait qu'à l'été 2008 ils allaient se parler sans tabous.
Ahhhh, ce que j'aimerais être là quand Milquet et De Weaver parleront sodomie...
Mais non, que je suis con...
Ils vont parler sans tabous de politique....
Alors, juste une petite mise en garde, parce que parler politique sans tabous ça peut vite passer pour du poujadisme.
Et là, les ennuis commencent.